Les seigneurs de Montfroc, de 1247 à la Révolution

De la dot de Galburge de Mévouillon en 1247 à l'adjudication de 1672 et à la Révolution, la terre de Montfroc change sept fois de mains. Une chronologie sourcée, avec les divergences de dates que les historiens n'ont pas tranchées.
Sept familles pour une seule terre
La question que pose le titre a une réponse courte, que donne le Dictionnaire topographique de la Drôme de Brun-Durand (1891, page 230). Montfroc était « une terre patrimoniale des barons de Mévouillon, qui en dotèrent en 1247 une de leurs filles, mariée chez les Adhémar, lesquels soumirent cette terre au fief delphinal en 1337 et, cent cinquante ans plus tard, en dotèrent une de leurs filles, mariée chez les Clermont-Montoison. Ceux-ci vendirent en 1540 Montfroc aux Du Puy, que remplaçaient dès 1577 les Béranger, qui furent eux-mêmes remplacés par les Pontevés en 1667. Cinq ans après, cette terre appartenait aux La Tour-Gouvernet, qui en ont été seigneurs jusqu’à la Révolution ». La communauté de communes reprend cette liste sur sa fiche de la commune.
Sept familles, donc, en un peu plus de quatre siècles. Ce résumé sert de squelette à tout ce qui suit. Nous le complétons avec un second texte ancien, celui d’André Lacroix, L’arrondissement de Nyons (tome II, pages 97 à 101), que nous avons lu sur l’exemplaire numérisé d’archive.org, et avec le rapport de l’Inrap de 2018 sur l’église Saint-Clair. Chaque fois que ces sources divergent, nous le disons. La page consacrée à l’histoire du château de Montfroc présente la même chaîne sous forme de frise ; cet article la remet dans son contexte.
| Période | Famille | Ce que disent les sources |
|---|---|---|
| Avant 1247 | Mévouillon | Terre patrimoniale, « castrum » cité dès 1226 |
| 1246-1247 | Adhémar | Dot de Galburge de Mévouillon, mariée à Lambert Adhémar |
| 1337 | Adhémar | Terre mise sous la suzeraineté du dauphin, fief de reprise |
| vers 1487-1498 | Clermont-Montoison | Dot d’une fille Adhémar, mariée à Antoine de Clermont-Montoison |
| 1540 | Du Puy | Vente ; identité du preneur incertaine |
| 1577 (ou 1646) | Béranger | Remplacent les Du Puy |
| 1667 | Pontevès | François de Pontevès, baron de Montfroc |
| 1672 | La Tour-Gouvernet | Adjudication ; seigneurs jusqu’à la Révolution |
Les Mévouillon : un acte de 1226 et une dot
Le plus ancien texte que nous ayons trouvé date du 29 décembre 1226. Extrait du cartulaire des chartreux de Durbon, il rapporte que R. de Mévouillon donne aux chartreux la liberté du péage de Pierrevert, dans un acte « fait au château de Montfroc ». L’Inrap le cite dans son rapport. Ce document établit l’existence d’un habitat fortifié à Montfroc au XIIIe siècle ; il n’en dit ni l’emplacement ni l’aspect.
Les Mévouillon forment un lignage féodal des Baronnies, attesté depuis 1057 d’après une notice de Wikipédia, que nous donnons pour secondaire. Le Parc naturel régional décrit ces Baronnies comme une « forteresse naturelle hérissée de plusieurs dizaines de châteaux », possession de barons indépendants « ne répondant qu’à l’autorité directe de l’Empereur », dont l’autonomie est perdue au début du XIVe siècle. Notre page sur les Baronnies provençales replace ce contexte politique. Pour observer une autre seigneurie rurale sous le même angle, on peut lire la généalogie des seigneurs de Crocq, en Creuse.
Selon Lacroix, Raymond de Mévouillon, alors religieux dominicain, affecte en 1243 le territoire au paiement de dettes familiales, avec d’autres seigneuries. Puis, dit le même auteur, « Raymond dit le Bossu, en 1247, marie sa fille Galburge avec Lambert Adhémar, seigneur de La Garde et en partie de Montélimar ». L’Inrap donne le même Raymond sous le nom de « Raymond Gibosi », c’est-à-dire, en latin, le bossu. C’est bien le même personnage.
La notice de Wikipédia sur la famille, que nous donnons pour secondaire, ajoute quelques jalons. En 1178, l’empereur Frédéric Ier confirme à Raymond de Mévouillon ses possessions ; les Mévouillon rendent hommage au dauphin en 1293, reconnu suzerain dès 1203 ; et, en 1317, un Raymond de Mévouillon fait don de sa baronnie au dauphin. La baronnie était bornée au sud par le Ventoux, le plateau d’Albion et la montagne de Lure. Ces repères expliquent pourquoi une terre comme Montfroc, aux marges de ce domaine, glisse dans l’orbite du Dauphiné avant le XIVe siècle.
La dot de Galburge : 1246 ou 1247 ?
L’Inrap, qui suit un travail de Michèle Bois de 2013, écrit qu’en 1246 les castra de Curello, Monte Froco et Gascheto faisaient partie de la dot de Galburge de Mévouillon. Brun-Durand et Lacroix donnent 1247. Nous ne trancherons pas : la formule prudente est « 1246-1247 ». La dot comprenait, selon l’Inrap, des castra situés « dans la vallée de Amenagues, c’est-à-dire la haute vallée du Jabron, terme qui a évolué en Omergues ». Curel, Montfroc et Gachet sont donc trois places de la même vallée, ce que confirme Lacroix : Curel « eut les mêmes seigneurs et la même histoire que Montfroc », avant d’être détaché de la Drôme à la Révolution pour entrer dans les Basses-Alpes.
Les Adhémar : un seigneur qu’on ne voit guère
Lambert Adhémar, seigneur de La Garde et en partie de Montélimar, épouse donc Galburge. Lacroix propose une réflexion d’historien : il « dut se montrer rarement à ses vassaux de Montfroc, le séjour de la Garde et de Montélimar lui offrant de plus sérieux avantages ». C’est une appréciation, non un fait, mais elle éclaire un trait durable de la seigneurie : Montfroc n’était qu’un élément d’un patrimoine plus vaste. Notre pilier sur le château le dit en une phrase : il ne faut pas imaginer un château habité pendant des siècles par la même lignée. Le village de Montfroc offre le décor actuel de cette histoire.
Une précision de méthode. Les Adhémar de Montfroc sont ceux de La Garde et de Montélimar. Ils ne sont pas les Adhémar de Grignan, dont le château appartient aujourd’hui au Département de la Drôme. Aucune source officielle de Grignan ou de Montélimar ne cite Montfroc, et nous ne prêtons donc aucun lien à ces deux châteaux.

1337 : un fief de reprise
L’épisode de 1337 est bien attesté. Brun-Durand cite pour cette année-là un « castrum de Montefroco, territorium Montis Froci », d’après les preuves de l’Histoire généalogique des dauphins de Viennois. Lacroix précise le mécanisme : « Lambert II, en 1337, donna au dauphin de Viennois ses terres de Montfroc et Curel et les reprit de lui à charge d’hommage ». Il ne s’agit donc pas d’une vente. La terre est donnée, puis reprise en fief : le seigneur devient vassal du dauphin.
En 1348 et 1349, poursuit Lacroix, son frère Gaucher « se reconnut aussi vassal du dauphin Humbert II ». Or le Dauphiné de Viennois change d’état en 1349 : le traité de Romans, du 30 mars 1349, entre Humbert II et le roi Philippe VI, cède la principauté à la France, et l’aîné du roi porte désormais le titre de dauphin. Cette date est donnée par une notice de Wikipédia, secondaire ; Lacroix confirme qu’un Hugues Adhémar est ensuite vassal « du roi-dauphin après la cession du Dauphiné à la France ». Avant 1349, le seigneur de Montfroc est vassal d’un prince souverain de l’Empire ; après, d’un « roi-dauphin ».
Un fief dauphinois dans un diocèse provençal
C’est l’une des singularités de Montfroc : la terre relève du Dauphiné, mais la paroisse appartient au diocèse de Sisteron. Brun-Durand écrit, à propos de l’ancien diocèse : « Rigoureusement parlant, ce diocèse n’avait qu’une paroisse dans notre département, celle de Montfroc ». En 1701, l’évêque de Sisteron désigne un vicaire « à la cure de l’église paroissiale du lieu de Montfroc en Dauphiné », d’après le rapport de l’Inrap.
Sur le plan administratif, Brun-Durand précise que Montfroc était « une communauté de l’élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis ». Nous citons ces mots sans les expliquer davantage, faute de définition donnée par nos sources. Lacroix situe la commune « à l’extrémité sud-est du département de la Drôme et de l’ancien Dauphiné », et le livret communal parle d’un territoire « à la limite du Dauphiné et de la Provence traversé depuis l’Antiquité par des routes passantes ». Cette position d’entre-deux se retrouve aujourd’hui dans l’enclavement du village, que nous détaillons dans notre article sur l’église Saint-Clair, dont la paroisse dépendait de Sisteron.
Clermont-Montoison, Du Puy, Béranger, Pontevès : trois siècles de passages rapides
La chaîne se complique à partir de la fin du XVe siècle. Brun-Durand dit seulement que les Adhémar dotent, « cent cinquante ans plus tard », une fille mariée chez les Clermont-Montoison, ce qui donne un repère vers 1487. Lacroix est plus précis : Catherine Adhémar épouse en 1498 Antoine de Clermont-Montoison, fils de Claude, seigneur de Rochebaudin et Félines. Il ajoute que « le mari de Catherine Adhémar ne conserve pas longtemps les terres de Montfroc et Curel ». Nous écrivons donc « entre 1487 et 1498 ». Les Clermont-Montoison forment, d’après la même notice secondaire, une branche de la maison de Clermont, originaire du Dauphiné, qui se rattache à celle-ci au début du XVe siècle ; leur seigneurie de Montoison devient marquisat en 1630.

En 1540, selon les deux auteurs, la terre passe à un Balthazar dont l’identité reste incertaine : « Dupuy ou d’Alais ou Du Buys, selon l’Inventaire de la Chambre des comptes de Grenoble », ou « Balthazar Dubois d’après les notes de Guy Allard », écrit Lacroix. Nous n’avons rien trouvé sur l’identité de ce preneur, et nous ne le rattachons pas à une famille connue : aucune source lue ne le fait pour 1540. Détenir la terre n’est pas occuper un édifice, comme le montre l’article sur la maison forte de la Tourette.
Ce que valait la seigneurie en 1540
Un texte donne une idée concrète de ce que possédait un seigneur de Montfroc. Le dénombrement de 1540, cité par Lacroix, énumère la « juridiction entière, la tasque de tous les grains sur certaines terres, les corvées, tailles et servis, les lods au 6e denier et des redevances pour les four et moulin, le tout d’un revenu de 150 florins par an ». Nous ne définissons pas la tasque, terme que la source n’explique pas ; on y voit un prélèvement sur les récoltes. Ce qui frappe est la modestie du montant et l’étendue des droits : le seigneur juge, prélève, impose des corvées et perçoit sur le four et le moulin.
Béranger et Pontevès
Pour les Béranger, Brun-Durand donne 1577 ; Lacroix parle, lui, de 1646 « à un Bérenger » en disant lire le dictionnaire. Nous conservons les deux dates. Lacroix, qui corrige Guy Allard, précise que Gaspard Bérenger de Morges, fils de César et d’Honorade Burillon, capitaine de chevau-légers dans les guerres d’Italie, épousa Marguerite de Pontevès, fille du seigneur de Buous en Provence, et qu’il eut un fils mort célibataire à Turin. Cette information vient de Chorier, par Lacroix, et nous l’attribuons.
Pour 1667, Lacroix cite La Chesnaye-des-Bois : François de Pontevès, baron de Montfroc, était « premier consul d’Aix et procureur du pays de Provence en 1667 », décédé sans postérité, et les Forbin d’Oppède recueillirent sa succession. C’est le seul lien avec Aix que ces sources documentent pour la période. Lacroix mentionne aussi Léon de Valbelle, « qualifié seigneur de Montfroc et de Ribiers », mari de Marie de Pontevès ; il ne figure pas dans la liste de Brun-Durand, et nous ne l’insérons pas dans la chaîne.

Les La Tour-Gouvernet : de 1672 à la Révolution
Brun-Durand écrit « cinq ans après » 1667, soit 1672. Lacroix précise l’événement : « À la suite d’une adjudication de 1672, Alexandre de La Tour-Gouvernet, mari de Lucrèce Dupuy-Montbrun de Villefranche, devint seigneur de Montfroc ». Une adjudication est une vente aux enchères. La famille, ajoute-t-il, « le conserva jusqu’à la Révolution ».
Le site d’histoire de Lachau, tenu par une association locale qui cite ses sources, décrit Alexandre de La Tour-Gouvernet (1625-1676) comme marquis de Lachau, seigneur d’Allex et d’Aiguebonne, brigadier de cavalerie en 1672. Ce site rattache cette famille à René de La Tour-Gouvernet, dit le Grand René, né à Gouvernet, en Drôme, en 1543 et mort à Die en 1619, chef de guerre protestant. Nous donnons ces éléments comme de l’histoire locale, sans les faire remonter à Montfroc : aucune source lue ne parle de guerres de Religion à Montfroc même, et nous ne transposons pas l’histoire de René à la vallée du Jabron. Le château de Gouvernet, en ruines, à Saint-Sauveur-Gouvernet, est inscrit monument historique depuis le 7 mai 1982 selon la base Mérimée ; on y voit le berceau des La Tour-Gouvernet, d’après l’histoire locale.
1772 : le seigneur et les cloches
Une dernière apparition du seigneur figure dans les archives. En 1772, à la bénédiction des cloches de l’église et de la chapelle de l’Assomption, sont présents, par représentant, « Lucrétius-Henri-François-Charles, comte de La Tour-du-Pin, seigneur du lieu, et Françoise-Hippolyte de Lériget La Faye, domiciliés à Allan, près Montélimar », d’après les archives de la Drôme citées par Lacroix. La Sauvegarde de l’art français écrit « Françoise de Lériger la Faye » : l’orthographe diverge et nous ne tranchons pas. Ce que trois sources confirment est plus intéressant : c’est à la demande de l’épouse du seigneur, originaire de Saint-Clair-sur-Rhône, que l’église passe sous le patronage de saint Clair. Ce pouvoir seigneurial sur le vocable d’une église est raconté dans notre article sur l’église Saint-Clair.
Les La Tour-Gouvernet, ou La Tour-du-Pin, possèdent aussi Lachau, Curel, Eygalayes et Gueysset. Ils se réclament de la famille de La Tour-du-Pin « qui donna un dauphin du Dauphiné », revendication que le site de Lachau présente ainsi : les descendants « réussirent à établir une parenté ». Nous la donnons pour ce qu’elle est, une prétention selon l’histoire locale.
Ce qu’on sait de la vie sous le seigneur
Que reste-t-il des habitants ? Très peu. Lacroix écrit qu’« on sait peu de choses sur une commune sans archives ». Les archives communales existaient encore en 1789 et sont « depuis lors perdues » ; une proposition d’un prieur de donner « 34 ou 35 cahiers de minutes de notaires » n’aurait pas été acceptée. La rareté des sources explique la place que prennent, dans ce récit, les textes des érudits du XIXe siècle.
Pour 1789, Lacroix compte une paroisse d’environ 380 personnes, réparties en plusieurs hameaux dont la liste est ambiguë dans l’OCR. Il donne 538 habitants en 1820, 392 en 1870 et 327 en 1892. Ces chiffres, à citer comme ceux de Lacroix, se comparent aux 100 habitants recensés en 2023 par l’Insee : la décrue est nette. Notre lecture des villages perchés montre comment les seigneurs de la région ont regroupé les populations. L’administration municipale de 1789 comprenait deux consuls, un secrétaire et les chefs de famille sous la présidence du châtelain, avec deux délégués pour les tailles et quatre pour la capitation.
Autre détail : « aucune plainte ne s’y élève en 1789 contre les charges féodales », note Lacroix. Nous n’en tirons aucune conclusion sur la douceur du régime seigneurial ; le silence des cahiers de doléances a bien des causes possibles.
Après 1789
La Révolution redessine la carte administrative. Brun-Durand : « Comprise en 1790 dans le canton de Montbrun, cette commune fait partie du canton de Séderon depuis la réorganisation de l’an VIII ». L’église est rattachée au diocèse de Valence. Montfroc est aujourd’hui le seul village drômois de la vallée du Jabron, comme le rappelle la communauté de communes, et cette singularité tient à une histoire de fiefs, de dots et de diocèses plus qu’à une géographie.
Comment lire cette chronologie
Trois précautions résument la lecture. La première : ne jamais donner une date isolée quand les sources divergent, mais une fourchette ou le nom de la source. La deuxième : ne pas confondre les seigneurs de la terre et les occupants d’un bâtiment. Le cas de la maison forte de la Tourette le montre : une famille pouvait détenir la terre sans que rien ne prouve qu’elle ait fait construire ou occupé tel édifice. La troisième : garder à l’esprit que la plupart des détails généalogiques viennent de sources secondaires, dont des notices de Wikipédia et un site d’histoire locale, que nous signalons chaque fois.
Les deux textes anciens sont consultables en ligne :
- Brun-Durand sur archive.org et sur Gallica ;
- Lacroix sur archive.org.
Questions fréquentes
Selon le dictionnaire topographique de Brun-Durand (1891), Montfroc était une terre patrimoniale des barons de Mévouillon, dotée en 1247 à une fille mariée chez les Adhémar, soumise au fief delphinal en 1337, puis passée aux Clermont-Montoison, vendue en 1540 aux Du Puy, remplacée par les Béranger dès 1577, puis par les Pontevés en 1667. Cinq ans plus tard, elle appartenait aux La Tour-Gouvernet, jusqu'à la Révolution.
Parce que les historiens se fondent sur des textes différents. La dot de Galburge est datée de 1247 par Brun-Durand et Lacroix, mais de 1246 par l'Inrap. Le passage aux Clermont-Montoison se situe vers 1487 selon Brun-Durand (cent cinquante ans après 1337) et en 1498 selon Lacroix. Les Béranger arrivent en 1577 selon Brun-Durand, en 1646 selon Lacroix.
En 1337, d'après Lacroix, Lambert II Adhémar donne au dauphin de Viennois ses terres de Montfroc et de Curel et les reprend de lui à charge d'hommage. La terre n'est pas vendue : elle devient un fief que le seigneur tient du dauphin, à qui il doit l'hommage.
Les deux, selon l'angle. La terre relevait du Dauphiné, mais la paroisse appartenait au diocèse de Sisteron, en province ecclésiastique d'Aix. En 1701, l'évêque de Sisteron désigne un vicaire « à la cure de l'église paroissiale du lieu de Montfroc en Dauphiné ».
Très peu. André Lacroix écrit qu'on sait peu de choses sur une commune sans archives : les archives communales existaient encore en 1789 et ont été perdues depuis. C'est ce qui explique que la chronologie repose surtout sur deux textes anciens, Brun-Durand et Lacroix.
Sources consultées
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